Jean-Baptiste Juvénal Corbineau (1776-1848), un général d’Empire

Dans le cadre du programme d’Histoire 4ème : "La Révolution française et l’Empire (1789-1815)"
jeudi 29 novembre 2018
par  M.BAERT
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Né à Marchiennes le 1er août 1776, Jean-Baptiste Juvénal Corbineau était le fils du dernier bailli de Marchiennes et de Mme Varlet (ci-contre, la plaque murale commémorative près de la mairie de cette ville). Avec ses 2 frères, il se consacra à l’armée : on les surnomma les "3 Horaces" (Constant, Juvénal, Hercule).

Pourquoi ne pas étudier ce personnage local (comme fil conducteur) pour aborder la fin mouvementée et pleine de rebondissements du Ier Empire ?

Si vous voulez davantage de renseignements sur les 3 frères Corbineau, vous pouvez cliquer sur le lien figurant en bas de cette page.

Jean-Baptiste Juvénal Corbineau commence sa carrière militaire comme sous-lieutenant au 18e régiment de cavalerie en 1792. Au début de l’Empire, on le retrouve capitaine au 5e chasseur (1802). Promu colonel au 20e dragons, il se distingue lors de la bataille d’Eylau en Prusse orientale (1807), puis à la bataille de Burgos en Espagne (1808). Il reçoit alors la croix d’officier de la Légion d’honneur.

A la bataille de Wagram (1809), il est blessé près du Danube. Dans la désastreuse campagne de Russie (1812), ce général commandant une brigade de cavalerie légère, sait découvrir le passage de la Bérézina en face de Studianka (sur les indications d’un paysan russe), ce qui sauve une partie de la Grande Armée (2ème corps). Pour le récompenser, l’Empereur le nomme son aide de camp le 26 janvier 1813.

Pourtant, cette défaite de Napoléon en Russie ne passe pas inaperçue pour les caricaturistes de l’époque...

Les qualités qu’ils déploie lors de la campagne d’Allemagne (bléssé à Kulm en 1813) lui valent le grade de général de division et le titre de comte d’Empire. Il sauve l’Empereur menacé par les cosaques à Brienne, lors de la campagne de France. Le général Jean-Baptiste Corbineau est représenté sur le célèbre tableau d’Horace Vernet : "Les adieux de Fontainebleau" dont s’inspire cette estampe (1814).

Durant les "Cent Jours", il reprend du service comme aide-de-camp et écuyer auprès de Napoléon. Il est nommé grand officier de la Légion d’honneur. Mais, après Waterloo (1815), il rentre dans l’ombre jusqu’à ce que le gouvernement de juillet (avec Louis-Philippe) le mette à la tête de la 16e division militaire (Lille, 1830). Il meurt à Paris, comblé d’honneurs, le 17 décembre 1848.



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