Fiche méthode 6ème : Comprendre une tactique de combat à l’aide d’une vidéo

Dans le cadre du programme d’histoire 6ème : "Rome" - Etude de la légion romaine
mardi 24 janvier 2023
par  M.BAERT
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A gauche sur l’écran, la formation en tortue. A droite, l’équipement du légionnaire romain à l’époque de la guerre dacique (98 - 117 après J.-C.).

"QUO VADIS ?" "CUI BONO ?" "SENATUS POPULUSQUE ROMANUS..." "VAE VICTIS ! " "TABULA RASA !" "SALUS POPULI SUPREMA LEX ESTO..."

Tous les ans, à Bavay (Bagacum), près de Maubeuge, des passionnés d’histoire antique, rejouent devant le public, des scènes de la vie romaine. Les photos et la vidéo ci-jointes proviennent des journées du patrimoine de septembre 2008. Vous trouverez des informations sur ce sujet en cliquant sur le lien internet qui figure en bas de page.

Visionnez la petite vidéo, en bas d’écran, tournée sur le site de Bavay et répondez aux questions suivantes :

1) En quoi consiste la tactique de la "tortue" romaine ?

2) Pourquoi a-t-on appelé ainsi cette formation militaire ?

3) Quel est l’intérêt d’une telle tactique de combat ?

4) Pourquoi se rend-on compte finalement de l’importance de la discipline dans l’armée romaine ?

Pour répondre à la question posée sur l’illustration, vous pouvez observez la photographie ci-jointe, en haut à droite, et chercher l’élément manquant sur le dessin.

Sous l’Empire romain, pour s’engager dans la légion, il fallait être un homme avec une bonne vue, fils de citoyen romain (porter la "tria nomina" comme Caius Julius Caesar), maîtriser quelques éléments de latin, être adulte (17 ans à l’époque) et mesurer au minimum 1,65 m.

C’était le seul métier qui assurait un salaire pendant 20 ans : 300 deniers d’argent (environ 200 euros bruts / mois). Cependant, il fallait enlever de cette somme de nombreux prélèvements et impôts : le loyer de sa chambre, sa nourriture, un impôt sur les lacets de chaussure, les frais des fêtes saturnales, un forfait pour l’équipement militaire, une assurance obsèques, ...

Soit 75 % de prélèvements... Il ne lui restait que l’équivalent de 1,5 euros / jour comme "argent de poche".

Sous l’Empire, l’engagé a 15 jours pour se rendre au camp d’entraînement (par ex. , à Fréjus dans le sud de la Gaule). Là, pendant un an, sous les ordres du "Campi doctor" (instructeur), il apprend à devenir un soldat, passer du "tiro" au "miles". Il effectuera 30 km de marche avec 40 kg d’équipement, fera des tours de garde de 4 heures en toute saison, redoutant les coups de bâton de son instructeur au moindre écart. A l’issue de son apprentissage, le soldat prêtera serment (le "sacramentum") :

OBSTRINGO IMPERATORI PRODESSE ET NON MILITIAN EIVRARE ANTE CONSVMMATIONEM OBLIGATIONIS ET INIVSSV SVO.

IDEM IN ME.

= "Je m’engage à servir l’empereur et à ne pas quitter le service avant la fin de mon engagement et sans ordre."

Les autres diront : "Pareil à moi".

Voici notre quidam engagé pour un minimum de 21 ans dans une des 30 légions de l’Empire. A cette occasion, il reçoit le "signaculum" (sa plaque d’identité qu’il portera autour du cou). A l’époque d’Hadrien (vers 123), on compte 300.000 hommes dans l’armée dont 140.000 légionnaires. Chaque légion, commandée par un légat, compte 5.240 hommes. Celle-ci se divise en 10 cohortes, elles-mêmes subdivisées en 6 centuries.

La discipline est sévère : le général a droit de vie et de mort sur ses hommes. Ceux-ci seront sévèrement punis en cas de mutinerie, de recul devant l’ennemi ou de la perte de l’aigle (porté par l’ "aquilifer"). Dans ce cas, on procède à la "decimatio" : un homme de rang sur 10 sera mis à mort par le glaive, afin de servir d’exemple aux autres camarades.

Après 25 ans de légion, un légionnaire pouvait demander sa mise en disposition avec 10 ans de solde pour bons et loyaux services ("Honestia missio"). Il peut également prolonger son contrat. Certains légionnaires fondaient une famille dans les nouveaux territoires conquis. Des colonies de vétérans pouvaient même parfois devenir de véritables villes (Ainsi Orange, fondée en 40 avant J.-C. par les vétérans de la IIe légion gallique de César). Il existait aussi le "donativum" : une somme d’argent donnée par les empereurs romains aux soldats pour s’assurer leur fidélité. Ce fut Claude qui, le premier, acheta ainsi à prix d’argent les légions.



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